L’Île-de-France, une région tout sauf écolo
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« Communiqué de presse »

Depuis plusieurs mois, Valérie Pécresse prétend défendre en Île-de-France une forme d’écologie qu’elle qualifie de “positive”. La commission permanente du Conseil régional qui s’est tenue le 17 octobre 2019 a pourtant été symptomatique du manque de prise de conscience de l’urgence écologique de la droite régionale. Absence de commission environnementale, refus de défendre un moratoire sur la gare de Gonesse dans l’attente de l’issue sur le dossier EuropaCity, défense du projet de Terminal 4 à Roissy, le chemin de la transition est encore long…

L’absence d’une convocation de la commission environnementale dans le cadre de la commission permanente, alors que plusieurs rapports en lien avec cette thématique ont été abordés, en dit long sur le niveau d’implication de la majorité régionale. Ce choix de l’exécutif est proprement inadmissible dans la mesure où de nombreux projets sont en lien avec la question environnementale (aménagement du territoire, gestion des forêts et des espaces verts, etc.).

Les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale sont atterré-es”, indique Ghislaine Senée,  Présidente du groupe, “cette commission permanente a lieu après l’incendie située dans une usine à Rouen, faisant écho à celui qui a touché une usine du SIAAP dans les Yvelines,  et Valérie Pécresse considère qu’aucune mesure ni préconisation ne doivent être portées par notre région. Plus largement, c’est révélateur du manque d’implication de la droite régionale sur les sujets environnementaux. Une nouvelle fois, c’est le silence radio face à des enjeux pourtant primordiaux”. 

Pour soutenir les maires qui prennent des décisions pour protéger leurs populations, avec des arrêtés interdisant l’épandage de pesticides, le groupe Alternative Écologiste Sociale a demandé à ce que la région ne soutienne désormais que des projets et activités agricoles qui sont ou s’engagent vers le “0 phyto”. Une demande rejetée par la majorité de droite, alors même que certains maires de partis qui composent sa majorité ont pris ce type d’arrêtés.

Le Groupe Alternative Ecologiste et Sociale n’a encore obtenu aucune garantie de la part l’exécutif régional pour qu’un véritable débat sur la construction d’un nouveau terminal à Roissy-Charles de Gaulle se tienne dans l’hémicycle régional. L’urgence climatique nous enjoint à réduire les émissions liées au trafic aérien. Avec ce nouveau terminal, ce sont en moyenne 500 nouveaux vols par jour que vont devoir subir les habitant-es du Nord de l’Ile de france, et 40 millions de nouveaux passager-es à l’horizon 2037, soit une augmentation de 38% du trafic aérien. Ce sont en tout 12MT d’équivalent Co2 supplémentaires qui seront émises : 12% du total que la France ne doit pas dépasser pour espérer la neutralité carbone.  Un scandale écologique et sanitaire, pour lequel la Région s’illustre par un silence coupable. Les citoyens et les citoyennes, qui s’organisent par exemple autour du collectif “Non au T4”, attendent de la Présidente de la Région Ile de France un engagement ferme contre le bruit, pour la défense de la qualité de l’air et pour la santé des franciliens et des franciliennes.

De même, notre groupe attend toujours un signe fort de la part de l’exécutif, avec la réouverture du débat EuropaCity au niveau régional. Le rejet du projet de méga-centre commercial Europacity devient de plus en plus large et reflète bien la confrontation entre des projets climaticides et des populations désireuses de préserver leurs conditions d’existence. La Société du Grand Paris et l’Etat tentent de passer en force en hâtant la construction d’une gare en plein champ au Triangle de Gonesse alors même que l’avenir d’EuropaCity n’est pas certain. L’objectif de protection des terres agricoles et des îlots de fraîcheur impose de geler le chantier. Le groupe d’élu-es régionaux-ales Alternative Écologiste et Sociale a demandé à ce que la région se positionne en faveur d’un moratoire sur les travaux de construction de cette gare. Une demande rejetée par la majorité. Pour rappel, il s’agit d’un département qui a urbanisé plus de 1000 hectares entre 2009 et 2017, principalement aux abords de l’aéroport (Roissy, Gonesse, Tremblay…) selon le Ministère de la Transition écologique.