Mme Pécresse ne jouerait-elle pas l’intimidation pour museler son opposition ?
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[Communiqué de presse AES]

Les élu-es du groupe Alternative Ecologiste et Sociale ont eu la surprise de découvrir, à l’ordre du jour de la prochaine session régionale prévue le 24 janvier 2018, une délibération qui accorde à Mme Pécresse la protection fonctionnelle (prise en charge des frais de justice) de la Région Île-de-France pour une action en justice pour diffamation à l’encontre d’un élu de notre groupe.

Pour le président du groupe AES, Mounir Satouri, cela prouve que Madame Pécresse met sa menace à exécution d’attaquer un élu de l’opposition en diffamation. Cet élu n’a, à ce jour, reçu aucune convocation.

Mounir Satouri tient à rappeler que l’élu mis en cause s’était vu élire à une très large majorité président de la mission d’information et d’évaluation relative au choix du site retenu pour le déménagement du Conseil Régional d’Île-de-France.

Des zones d’ombre sur certains documents et certaines décisions demeurent. Pour ne pas faire courir de risques à la Région Île-de-France sur ce dossier, l’élu a saisi le Procureur de la République – au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale qui oblige tout-e élu-e à signaler aux autorités des éléments qui pourraient relever du délit – qui lui, espérons-le, aura tous les éléments pour statuer sur le cadre légal de ce dossier. Le déménagement, qui débutera à partir du 28 janvier 2018, devrait coûter à la Région la somme colossale d’un minimum de 400M€, rien que pour l’achat des nouveaux locaux, sans compter les frais connexes aujourd’hui encore impossible à chiffrer…

“Ce n’est pas à nous mais au Procureur de statuer sur la pertinence des éléments que l’élu a apporté. L’élu de notre groupe n’a fait que remplir son devoir de signaler de possibles errements dans les décisions régionales, souligne Mounir Satouri, président du groupe AES. Notre rôle d’opposant-es à Mme Pécresse est de dénoncer ses choix politiques lorsque nous les considérons contraires aux intérêts des Francilien-nes, d’alerter l’autorité judiciaire si nous avons des craintes et de demander à ce que la légalité des décisions soit contrôlée…”

“Mme Pécresse ne souffre pas la contradiction. Elle tente, dans l’hémicycle comme en dehors, de museler son opposition. Il semble qu’elle aille encore plus loin aujourd’hui en tentant une manœuvre d’intimidation en trainant en justice un élu qui a le courage de s’opposer à ses choix et de vouloir protéger l’institution régionale – d’autant plus quand ces choix sont pris à la hâte, rappelle Mounir Satouri. J’avoue ne pas comprendre la fébrilité de Mme Pecresse sur ce dossier. »

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