Nouvelles hausses tarifaires : Mme Pécresse oublie une nouvelle fois ses promesses de campagne
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[Communiqué de presse EELV&A]

Lors de sa campagne, Mme Pécresse s’était engagée à ne pas permettre de hausse tarifaire sans amélioration visible pour les usagers de l’offre et de la qualité du service.

A peine arrivée à la tête de la région, elle a pourtant significativement augmenté la contribution des usagers, sans aucune contrepartie tangible pour les Francilien-nes, alors que la gauche, au cours de la mandature précédente, avait permis une baisse significative pour la plupart des foyers franciliens grâce à la mise en place du passe Navigo à tarif unique.

A défaut d’une amélioration du service, tous les indicateurs montrent pour l’année 2016 une forte de dégradation du service : plan bus repoussé, commande de trains faussement nouvelle, dégradation de la régularité par rapport à 2015. Les investissements et les politiques d’amélioration du service ne sont pas à la hauteur. D’ailleurs, les 120M€ d’excédents du budget 2016, année pourtant difficile (inondation, grève et attentats), montrent qu’il y avait une marge de manœuvre importante.

 «  Je ne comprends pas que Mme Pécresse parvienne, fin 2016, à dégager des excédents d’une telle ampleur tout en demandant encore des efforts aux usagers et en refusant des augmentations d’offres de bus. Sans parler du fait que cela prouve à quel point la crainte que le passe Navigo ne ruine le Stif était fantasmée », s’agace Pierre Serne.

Pour les écologistes, l’augmentation des tarifs à un tel niveau n’est pas acceptable. « C’est une double peine pour les usagers, une double peine pour les familles qui, après avoir fait face à l’augmentation du passe Navigo l’année dernière, font face à une augmentation des forfaits Imagine’R », regrette l’élu qui dénonce une nouvelle « Taxe Pécresse ». « L’opacité de l’augmentation des recettes tarifaires est en fait une annonce cachée, inadmissible et inassumée, de l’augmentation à venir du passe Navigo », explique l’élu, qui rappelle que les recettes du Stif peuvent peser sur d’autres sources comme les entreprises et les collectivités territoriales.

L’élu rappelle également que, pour maintenir la dynamique incitative des transports et lutter efficacement contre la pollution, les tarifs doivent rester abordables pour le plus grand nombre.