Oies Bernaches abattues sur l’Île-de-Loisirs de Cergy : l’écologie de salon de la droite régionale
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[Communiqué de Presse]

Nous avons appris, ce vendredi 31 mai, qu’une opération d’abattage d’oies bernaches avait eu lieu sur l’île-de-loisirs de Cergy. L’oie bernache du Canada est considérée par les autorités comme une « espèce exotique envahissante » ; il a été fait appel à des chasseurs pour les tuer.

Ce n’est pas la première fois que ce permis de tuer a été donné aux chasseurs. En 2016 déjà la même opération s’est déroulée dans la plus grande discrétion. Les associations environnementales et de protection des animaux ne sont jamais associées pour mettre en œuvre des solutions moins violentes et qui ont fait leurs preuves.

“Il est inacceptable que la culture de la tuerie des animaux qui dérangent soit encore à l’œuvre. C’est d’autant plus inacceptable que cela s’est produit sur une Île-de-loisirs, propriété de la Région Île-de-France dont la présidente de droite se targue de respecter la nature et les animaux,” s’insurge Annie Lahmer, conseillère régionale.

Le lobby de la chasse a bien plus l’attention de la droite régionale que les associations de protection de l’environnement. Les questions de biodiversité, de souffrance animale et de qualité de vie des habitant-es sont totalement éludées par la droite au profit d’un soutien aveugle aux loisirs de quelques-un-es.

Pour rappel, Valérie Pécresse a fait voter un dispositif de “tourisme de chasse” en 2018 dont le principal bénéficiaire est la société privée ANTISTO pour cartographier la présence des animaux à chasser sur le territoire francilien. Mme Pécresse avait également annoncé, en juillet 2018, un plan d’action pluriannuel de soutien à la filière chasse francilienne et deux conventions avec des fédérations de chasseur-es franciliens.

Pour mémoire, M. Wauquiez avait attribué ses largesses aux 120 000 chasseurs dressant un partenariat inédit avec la fédération de chasse de sa région et Xavier Bertrand leur avait offert en toute discrétion un radar d’observation des oiseaux. “Je demande qu’une opération de concertation avec les professionnel-les et les associations de protection des animaux, notamment la LPO, soit mise en place pour que cela ne se reproduise plus et que la voix des chasseurs ne soit plus la seule écoutée,” conclut l’élue.