Où sont l’argent et la relance écologique et solidaire promis par Valérie Pécresse ?
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[Communiqué de presse]

Alors que la crise sanitaire se double déjà d’une crise économique et sociale, la réponse budgétaire de Valérie Pécresse est inadaptée et déjà obsolète. Le budget supplémentaire de la région Île-de-France, débattu et voté demain, lors d’une séance du conseil régional, n’est qu’une nouvelle opération de communication de la Présidente de région. Des mots il y en a, des actes toujours pas. Les mesures indispensables face à l’urgence sociale sont complètement négligées et toujours rien sur la nécessaire transformation écologique à entreprendre. Valérie Pécresse, comme Emmanuel Macron, ne tire visiblement aucune leçon de la crise et reste sourde aux situations difficiles de nombreux Francilien·nes en situation de grande précarité. 

Soit disant de 1 milliard 300 millions d’euros, ce budget supplémentaire n’est en fait qu’en majorité la mise en oeuvre de dispositifs déjà annoncés, voire même déjà votés en décembre 2019. Les nouvelles propositions représentent à peine 450 M€. Valérie Pécresse atteint un niveau de maquillage budgétaire particulièrement indigne en temps de crise. 

Les mesures concernant l’urgence sociale sont réduites à peau de chagrin. Seuls 13 % des fonds annoncés iront à des mesures sociales, prouvant l’absence totale de considération par l’exécutif régional pour les conditions de vie quotidienne des Francilien·nes. Les associations déjà bien fragilisées par la baisse du budget de la vie associative de plus de 50% depuis le début du mandat sont encore délaissées ; les premiers de corvées ne sont toujours pas considérés, « business as usual ». Par ailleurs, sur 592 M€ de nouveaux crédits annoncés, seul 1 M€ ira à l’énergie et l’environnement, et 3 M€ pour l’agriculture francilienne. Le “monde d’après” de Valérie Pécresse a décidément un arrière goût de conservatisme, sans aucune prise de conscience de l’urgence écologique et sociale, dont les francilien-nes paieront le prix fort. Alors qu’elle est capable de mobiliser l’ensemble des collectivités locales sur un fond de résilience, de soutien économique, nécessaire, elle nous démontre une nouvelle fois que son choix est de limiter l’action régionale à la sphère économique.

Ce budget supplémentaire s’annonce donc comme une nouvelle occasion manquée pour notre région. Les élu.es du groupe Alternative Écologiste et Sociale diront leur opposition à voir des centaines de millions d’euros d’argent public encore gaspillés, sans contreparties, ni sociales, ni écologiques, et sans même interroger l’ensemble des limites du modèle économique, exposées au grand jour pendant le confinement. Convaincu·es qu’un véritable plan de transformation radicale, écologique, sociale et démocratique, qui protège l’humain et respecte la planète, à travers l’action publique régionale est possible, nous proposerons des amendements afin de faire de ce budget supplémentaire un véritable outil de transition. Lutte contre le décrochage scolaire, financement de la lutte contre les violences sexistes et intrafamiliales, rénovation thermique des logements, automatisation des minimas sociaux, élargissement de l’attribution du revenu de solidarité active pour les jeunes de moins de 25 ans, investissement dans la formation et l’emploi pour la transition écologique et les basses technologies, lutte contre la désertification médicale : voilà une partie des combats qui seront défendus par les élu.es du groupe AES.