Ouverture à la concurrence : Non au démantèlement des transports franciliens !
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Les élu·es du groupe Alternative Écologiste et Sociale rappellent leur opposition à la mise en concurrence des lignes du réseau ferré francilien et contestent l’accélération du calendrier décidée par la droite régionale. Ils rappellent leur attachement à un service public de transports en commun qui ne soit pas soumis à des enjeux de rentabilité et à des intérêts privés.

Les transports en commun en Ile-de-France traversent une période de grande incertitude financière : en effet, la crise sanitaire a considérablement fait baisser les recettes d’IDFM et c’est 1 milliard d’euros qui va manquer dans les caisses en 2021. Dans ce contexte, nous dénonçons l’accélération du calendrier de mise en concurrence des lignes du réseau ferré francilien, au-delà même des exigences européennes. 

En Ile-de-France, la priorité pour les transports en commun doit être de développer une offre fiable pour faciliter les déplacements de millions de Francilien·nes. A ce titre, il est nécessaire de refuser de soumettre notre réseau à des exigences de rentabilité qui se traduiront par des réductions de moyens et des risques pour la sécurité des voyageurs. In fine, ce sont les Francilien·nes qui en paieront le prix avec une dégradation de leurs conditions de transports, pourtant déjà difficiles à supporter.

Maintenir sans aucune remise en question l’accélération de l’ouverture à la concurrence du transport francilien, c’est aussi ne pas tirer de leçon de la crise sanitaire que nous subissons aujourd’hui. Trop de questions restent aujourd’hui en suspens, en particulier autour du partage des risques de pertes de recette en cas de nouvelle pandémie ou encore les garanties apportées aux conditions de travail et au maintien de l’emploi. Finalement, nous n’avons qu’une certitude, celle que de l’argent public supplémentaire sera distribué à de nouveaux opérateurs privés dont les bénéfices pourraient, une fois de plus, partir à l’étranger.

Les élu·es du groupe Alternative Écologiste et Sociale dénoncent la décision de Valérie Pécresse, prise sans aucune concertation, qui relève de l’aveuglement idéologique et traduit le démantèlement des services publics régionaux entamé par la majorité régionale depuis le début du mandat.