Pacte rural francilien : un alignement de chiffre sans évaluation qualitative
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Le pacte rural de la Présidente de la région Île-de-France n’est qu’une enveloppe budgétaire à la disposition des maires.
Sans aucun critère qualitatif, il conduit à un renoncement à la mission planificatrice de l’institution régionale.

Quelques exemples :

  • un plan agricole qui se résume à un soutien au modèle de production qui a mis la profession agricole en très grande précarité. Dès le début de la mandature, la droite régionale a supprimé des aides aux structures de la transition pour une agriculture paysanne, locale et bio.
  • dans les contrats ruraux, il n’y a aucune bonification pour les projets d’aménagements qui sont les mieux disants sur le plan environnemental. La nécessaire transition écologique pour lutter contre le dérèglement climatique n’est pas une priorité. Ainsi, si un projet contribue à la destruction de la biodiversité, il sera tout de même subventionné.
  • sur le plan “anti bouchons”,  des projets routiers qui contribuent au mitage des terres agricoles et naturelles sont largement soutenus.
  • les associations locales qui jouaient le rôle de sentinelles de l’environnement dans les territoires ne sont plus subventionnées.
  • le soutien au commerce de proximité, sans critères conduit parfois à une mise en concurrence de commerces de même nature. Au risque d’en fragiliser un au bénéfice de l’autre.
  • les initiatives de transport à la demande dans les territoires les plus éloignés ne sont pas soutenus.

Il y a d’autres exemples que les francilien-nes subissent chaque jour et le bilan qualitatif de votre action dans les territoires ruraux devra être fait un jour.