Pécresse met en danger le Passe Navigo à tarif unique.
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« Rien ne démontre que le Passe Navigo est en péril aujourd’hui » rappelle Emmanuelle Cosse. « La ficelle est trop grosse ! Les arguments choisis aujourd’hui sont ceux des opposants au Passe Navigo, pas de quelqu’un qui cherche à le financer. » 

Lors de la séance du Conseil régional du 21 janvier 2016 a été proposé au vote par la nouvelle Présidente de la Région Île-de-France, le transfert vers d’autres acteurs, Stif ou Etat, du financement du Passe Navigo ; tentative, pour le nouvel exécutif, de se dédouaner sur le budget de cette mesure pourtant plébiscitée par les Franciliens.

« Il y a quelques années, il y avait encore  8 zones en Île-de-France », rappelle Emmanuelle Cosse, présidente du groupe EELVA.  « Le Passe Navigo à tarif unique est rentré dans les mœurs. Il est question de justice sociale et de pouvoir d’achat. »

Des conventions avaient pourtant été passées en juillet 2015 avec le STIF, et un tel vote les remet en cause. La délibération de l’exécutif décide de la fin unilatérale d’un financement du passe sans savoir si d’autres sources de financements lui permettront de perdurer. « La droite prétend « sauver » le passe Navigo, mais s’attaquer à son financement c’est le tuer ! » s’insurge Pierre Serne, fer de lance de cette mesure dans l’hémicycle régional de la précédente mandature.

L’instauration du passe à tarif unique a pourtant permis de nouveaux abonnements et donc, de nouvelles recettes pour les transports, mais le STIF n’en communique aujourd’hui pourtant pas les chiffres. Tout au long de la mandature précédente, les difficultés à avoir des chiffres concrets par le biais du STIF étaient récurrentes et nombre des mesures mises en place n’ont finalement pas coûté le montant initialement annoncé. « Aujourd’hui, le STIF essaie de monter les enchères et de camoufler les nouvelles recettes, pour faire la peau au passe navigo » dénonce Pierre Serne. « Nous sommes très fiers, à gauche et particulièrement nous les écologistes, d’avoir porté cette mesure contre la bureaucratie, contre la technocratie » ajoute Ghislaine Senée, conseillère régionale de la commission transports.

Le groupe EELVA rappelle également que c’est une mesure en faveur de l’environnement : « la politique des transports est aussi une politique environnementale. Financer les transports en commun, c’est aussi préserver la qualité de l’air » ajoute François Damerval, qui dénonce une vision court-termiste et minimaliste de la nouvelle présidente de Région.