Pierre Serne n’est pas soutenu par la droite contre le déferlement de haine de groupuscules d’extrême droite.
Partager

« Communiqué de presse »

Le Conseiller régional Pierre Serne subit depuis des années des injures et menaces de mort sur les réseaux sociaux mais aussi dans sa vie quotidienne. Ces menaces font notamment suite à ses actions, en tant qu’ancien vice-président aux transports, en faveur du retour de l’aide régionale aux déplacements des bénéficiaires de l’Aide Médical d’État.

En mars 2019, suite à la parution d’un article de Médiapart qui met en lumière un forum internet d’extrême droite ultraviolent qui l’avait ciblé, Pierre Serne, élu du groupe Alternative Écologiste et Sociale, a de nouveau été victime d’un déferlement de haine, d’injures homophobes et de menaces de mort sur les réseaux sociaux.

En 2018, PIerre Serne avait déjà subi des attaques sur ces prises de position liées à son mandat et avait reçu, à l’unanimité des groupes républicains, la protection fonctionnelle de l’institution pour prendre en charge une partie de ses frais de justice.

C’est donc légitimement qu’il avait sollicité, à nouveau, la protection fonctionnelle de l’institution régionale pour poursuivre en justice les harceleurs.

Les groupes de droite se sont opposés cette fois à cette demande. C’est incompréhensible d’autant que les arguments qu’ils avancent ne tiennent pas. Il soutiennent que ce n’est pas en sa qualité d’élu qu’il est attaqué alors qu’il est avéré que, dans cette nouvelle affaire, les menaces font directement référence à sa condition d’élu.

En se réfugiant derrière des questions de forme, non légitimes, celles et ceux qui ont voté contre cette protection fonctionnelle envoient un très mauvais signal qui encourage le déversement de haine et les menaces par des groupuscules d’extrême droite très organisés en France, en Europe et dans le monde.

“Ces menaces sont très graves et le rôle de nos institutions est de défendre les citoyen-nes et les élu-es, contre les extrémismes qui s’organisent pour déstabiliser nos institutions démocratiques, s’inquiète Ghislaine Senée présidente du groupe Alternative Écologiste et Sociale, je rappelle que ce ne sont pas des menaces virtuelles. Le 2 juin dernier, Walter Lübcke, élu local allemand, qui avait pris position en faveur des réfugiés, a été assassiné par un membre de groupuscule d’extrême droite. Au nom de tout le groupe, je tiens à réaffirmer notre soutien total à Pierre Serne ainsi que notre engagement déterminé pour que nulle personne n’ait à craindre pour sa vie du fait de son engagement politique”.