Pollution de l’air : les Francilien-nes victimes de l’inaction de V. Pécresse
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[Communiqué de presse]

La Commission européenne renvoie la France devant la Cour de justice de l’Union européenne pour le non respect des normes de qualité de l’air. Cette décision n’est pas une surprise pour le groupe Alternative Écologiste et Sociale qui avait déjà souligné, début 2018, le manque de mesures concrètes présentées par le gouvernement. Pour rappel, 50 000 personnes meurent chaque année prématurément en France du fait de l’émission de particules fines et de dioxyde de carbone selon l’OMS.

La lutte contre la pollution de l’air est une responsabilité régionale. Pourtant, depuis le début de son mandat, Valérie Pécresse refuse de mener une politique d’assainissement de l’air. A titre d’exemple dramatique, sur les 4 millions d’€ budgétés pour 2017 sur le plan air, seuls 5000 € ont été dépensés. Pour les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale, il est urgent d’agir en Île-de-France, première région exposée à la pollution en France, et Mme Pécresse se rend coupable d’inaction vis-à-vis des Francilien-nes. Pour le groupe, il est incompréhensible de ne pas utiliser l’argent prévu sur la pollution de l’air quand les Francilien-nes y sont chaque jour plus exposé-es.

“En mars dernier, notre groupe a proposé dans un vœu la sortie du Diesel en Île-de-France pour 2025. La majorité de droite a rejeté notre demande, rappelle Pierre Serne. Plutôt que de perdre son temps à faire des recours contre la piétonnisation des voies sur berges à Paris, Valérie Pécresse devrait prendre exemple sur les nombreuses villes qui ont déjà pris cet engagement : Bruxelles en 2018, Rome et Paris en 2024, Madrid et Athènes en 2025.”

De même, des mesures qui se sont révélées efficaces ont été purement et simplement abandonnées par la Présidente de la Région  :

  • Le déclenchement de mesures de restriction de circulation dès le premier jour de pic de pollution (mesure souhaitée par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale) et de la gratuité des transports en commun pendant ces périodes de crise n’a jamais été demandé par Valérie Pécresse, malgré la fréquence accrue de ces pics depuis 2016.
  • L’information et la formation à destination des Francilien-nes ont disparu des politiques régionales avec la suppression des dispositifs de d’éducation à l’environnement.
  • La création de zones à circulation restreinte, prévues par le décret du 2016-847 du 28 juin 2016, a été rejetée par la droite régionale lorsque notre groupe l’a proposée en mars 2018.

“Au prochain conseil régional, un budget supplémentaire va être voté et compte tenu des 66 millions d’excédent, nous demandons solennellement que des mesures concrètes soient prises et financées par la cagnotte que Valérie Pécresse constitue sur le dos des Francilien-nes, demande Mounir Satouri, président du groupe AES. Il faut aider les ménages à remplacer les véhicules Diesel, réduire les déchets, accompagner la transition agricole. Rien de tout cela n’est au programme de Mme la Présidente des routes.”

Une réflexion au sujet de “Pollution de l’air : les Francilien-nes victimes de l’inaction de V. Pécresse

  1. Bonjour,
    Bravo pour ce communiqué ! une erreur en revanche s’est glissée :
    il est indiqué dioxyde de carbone au lieu de dioxyde d’azote (dernière phrase du 1er paragraphe).
    Je vous prie de trouver ci-joint l’appel que nous avons lancé :
    http://www.liberation.fr/debats/2018/05/03/comment-sortir-du-diesel-en-france_1647250
    http://www.leparisien.fr/economie/automobile-la-prime-a-la-conversion-favorise-l-achat-d-un-diesel-17-05-2018-7721940.php
    Cordialement.

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