Pollutions dans les établissements scolaires ou publics : l’omerta doit cesser
Partager

[Communiqué de presse AES]

Îles de loisirs, lycées, collèges, écoles, crèches et de nombreux établissements recevant du public ont pour une grande part été construits sur d’anciens sites industriels et parfois sur d’anciennes décharges d’ordures ménagères ou industrielles. Pour des raisons souvent financières, certains sites ont été peu ou pas du tout dépollués et de nombreux doutes sur la qualité environnementale des établissements qui accueillent du public ou des enfants sont fondés.

“Malgré les nombreuses alertes lancées par les associations, les riverain-es ou des formations politiques, dans le Val-de-Marne par exemple, seuls 13 établissements scolaires sur 107 ont été diagnostiqués pour la détection des pollutions des sols et de l’air, s’inquiète Annie Lahmer. Il est temps que l’ensemble des autorités d’État et des responsables politiques prennent la mesure des dangers qui pèsent sur nos enfants et réalisent l’ensemble des actions nécessaires pour la préservation de la santé.”

Le sujet révélé par le reportage diffusé sur France 2 le 11 janvier 2018 ne fait que révéler un problème bien vaste. A des fins d’économies financières, certains responsables publics ou privés sont prêts à faire courir le risque de contaminations multiples. Radioactivité sur la friche industrielle du Fort de Vaujour, îles de loisirs construites sur d’anciennes décharges où l’on ne sait quels produits ont été enfouis il y a plus de 50 ans, voisinage d’une usine aux produits toxiques à pour une école à Montreuil, amiante dans le lycée Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi, etc. sont autant d’exemples de pollutions industrielles de l’environnement qui ont un impact sur la santé des habitant-es. Les écologistes le dénoncent depuis des années.

“Les mesures de prévention et de protection existent mais souvent, trop souvent, certains pouvoirs publics ou décideurs privés décident de minimiser les conséquences pour ne pas inquiéter les populations et surtout pour protéger leurs intérêts financiers, dénonce Mounir Satouri. C’est pourquoi nous demandons à l’État, au gouvernement, dans un courrier adressé au Premier Ministre de sortir de cette situation inacceptable et de tout mettre en œuvre pour que le principe de précaution, inscrit dans notre Constitution, soit enfin appliqué.”

“Il n’est pas acceptable de s’entendre dire qu’il ne faudrait pas affoler les populations et/ou être alarmiste. Le danger est réel et ne rien faire, c’est irresponsable. Que compte faire le gouvernement pour protéger les enfants, les parents, les personnels, l’ensemble de la population ? C’est la demande officielle que nous avons faite auprès du Premier Ministre par courrier cette semaine,” conclut l’élu.