Privatisation des Aéroports de Paris : Valérie Pécresse continue de botter en touche
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[Communiqué de presse]

Interrogée sur la position de la Région Île-de-France sur la privatisation des Aéroports de Paris, la Présidente du Conseil régional a une nouvelle fois refusé la tenue de tout débat démocratique au sein de l’assemblée régionale malgré la validation récente par le Conseil constitutionnel d’un processus de référendum d’initiative populaire sur ce sujet qui a donc de bonnes chances d’évoluer dans les mois à venir.

Le conseiller régional et ancien Vice-président chargé des transports, Pierre Serne, a interpellé Valérie Pécresse dès le début de séance sur l’absence – depuis des mois – de position officielle de la Région sur ce sujet pourtant majeur pour l’Île-de-France.

“Il est inconcevable qu’une infrastructure aussi stratégique pour notre territoire passe entre les mains d’opérateurs privés dont le seul objet est de faire des profits y compris au détriment de l’intérêt général et de la planète, a précisé l’élu. Il est inconcevable que la privatisation de ces aéroports ne fasse pas l’objet d’un débat démocratique large posant les questions de qualité de vie des habitant-es, de transports pour toutes et tous, de pollution de l’air, de bruit, d’effets sur l’emploi ou encore de protection de notre environnement.”

Pour Pierre Serne, “Mme Pécresse confond son propre avis avec celui de l’assemblée régionale. Car à ce jour, la Région n’a jamais pris aucune position officielle concertée sur cette question de la privatisation, malgré le fait que la Présidente se soit faite désigner pour représenter la Région au conseil d’administration du groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens, mais sans aucun mandat politique. C’est une anomalie démocratique.”

Pour le groupe Alternative Écologiste et Sociale, le référendum contre la privatisation d’ADP doit être l’occasion pour la Région de défendre des positions qui privilégient le long terme et les Francilien-nes, par le respect strict du SDRIF (Schéma directeur général de la région IDF), la prise en compte des besoins quotidiens et la préservation de la santé et de l’environnement à l’heure où le dérèglement climatique s’emballe.