Réfugié-es : Mme Pécresse polémique pour masquer son inaction
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[Communiqué de presse AES]

Le groupe Alternative Écologiste et Sociale dénonce fermement l’attitude à visée polémique de la présidente de la Région Île-de-France sur la question des réfugié-es, lors de son interview de ce matin sur RMC et BFMTV.

“De manière récurrente, Mme Pécresse se plaît à mettre en avant une approche inhumaine du traitement des personnes qui sont réfugiées dans notre pays et joue dans la complaisance avec les thèses de Front National de reconduite à la frontière ou d’allégation de mensonges des mineur-es isolé-es sur leur âge. C’est indigne de sa part,” dénonce Mounir Satouri, président du groupe Alternative Ecologiste et Sociale, qui considère que “Mme Pécresse ne fait pas de la politique, mais de la polémique”.

L’ONU prévoit à l’horizon 2050 que le monde comptera 250 millions de réfugié-es. “Il va un jour falloir que nos dirigeant-es arrêtent de botter en touche sur ce sujet… Il faut anticiper et gérer la situation. Pas simplement essayer de faire les gros titres des journaux,” regrette l’élu.

Pour le groupe AES, les personnes qui arrivent sur le territoire francilien sont avant tout des personnes qui fuient des conditions de vie dramatiques dans leur pays. La France se doit de leur fournir un accueil humain, qui permette de les aider dans des conditions acceptables tant matérielles que psychologiques ou financières, auxquelles la Région Île-de-France peut et doit contribuer. Malheureusement, les interventions de ce type de la Présidente démontrent qu’elle semble préférer faire de la communication sur des sujets nationaux plutôt que de s’intéresser à ce qu’elle peut faire au niveau régional. A son arrivée à la tête du Conseil régional, Mme Pécresse a décidé de couper les vivres à de nombreuses associations d’accès aux droits, comme la Cimade, le GISTI, le FASTI ou bien d’autres, ainsi que d’autres structures qui s’attachent à fournir une aide alimentaire aux personnes dans le besoin, quelle que soit leur origine.

Les élu-es du groupe AES tiennent à rappeler à la Présidente de la région que la question des réfugié-es en France et en Île-de-France est avant tout une question de solidarité et de respect des droits d’êtres humains qu’il convient de traiter comme tels.

“A la veille du jugement où elle est mise en cause pour avoir supprimé pour les personnes étrangères les aides tarifaires dans les transports et refuser de mettre les Francilien-nes bénéficiaires des minima sociaux (Aide Médicale d’Etat dans ce cas précis) sur un pied d’égalité, Valérie Pécresse semble encore oublier que tous les êtres humains sont libres et égaux en droits,” regrette Pierre Serne, signataire du recours.