Ruralité : la région sort son carnet de chèque pour les maires
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yvelinesruralA l’heure où les marges de manœuvres financières baissent pour l’ensemble des collectivités territoriales, V. Pécresse engage une politique d’aide sans orientation, sans cohérence, pour l’investissement des communes rurales. A l’heure où les enjeux territoriaux, environnementaux, climatiques et sociaux sont cruciaux, les écologistes regrettent que la Région Île-de-France ne se dote pas d’un véritable plan pour accompagner le territoire francilien à y répondre. Les urgences sont ailleurs : à la veille des élections, elle préfère sortir son carnet de chèque pour les maires ruraux.

Les communes rurales ont de réels besoins et il est indispensable que la région se trouve à leurs côtés, mais la région doit maintenir un rôle de planificateur, d’aménagement du territoire, de régulation des inégalités. Ce rapport propose tout le contraire. Sans aucun critère, les communes rurales pourront faire des demandes sur des projets, avec la seule contrainte qu’elles doivent y contribuer financièrement.

« Le fonds est donc ouvert aux communes les plus riches et renforcera les inégalités du territoire francilien », regrette Ghislaine Senée, élue d’une zone rurale.

De la même façon, aucun critère n’est porté sur la nature des projets, rendant possible les projets les plus aberrants en matière écologique, alors que des orientations environnementales devraient être fournies, en faveur de la nécessaire lutte contre le dérèglement climatique.

« La Vice-Présidente refuse de donner des directives en brandissant comme un étendard « la non ingérence dans les affaires communales », mais donner des orientations c’est aider les communes à répondre aux plans d’aménagements qui sont au cœur des compétences régionales, ce n’est pas de l’ingérence », déplore Ghislaine Senée.

A l’heure où il y a une nécessité de conduire une politique d’investissement ambitieuse pour la transition écologique des territoires, la Région renonce au contraire à ses prérogatives.

« Les investissements d’aujourd’hui sur la transition écologique sont les économies de demain pour les finances communales et la Région pourrait être l’animatrice principale de la transition. », rappelle Ghislaine Senée « Au lieu de cela, elle délèguera aux départements l’instruction des dossiers, sans même concerter les acteurs locaux, et notamment les Parcs Naturels Régionaux. C’est un recul plus qu’inquiétant sur le rôle planificateur de la Région. »