Sécurité : la droite régionale s’enferme dans la caricature et l’idéologie répressive
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L’examen du projet de budget 2018 a été l’occasion de confirmer une fois de plus les orientations sécuritaires caricaturales de la droite régionale en matière de sécurité.

Si deux axes majeurs étaient proposés dans la communication de l’exécutif, à savoir l’aide aux victimes et le « bouclier de sécurité » mis en place depuis deux ans, le premier axe n’a pas donné lieu à des engagements financiers sérieux tandis que les crédits liés au volet « bouclier de sécurité » continuent de capter la quasi intégralité des financements sur ce secteur.

« Pour nous, une stratégie régionale de sécurité et de tranquillité publique ne peut pas se résumer à faire des chèques aux collectivités et aux établissements pour installer toujours plus d’équipements, toujours plus de caméras, sans réflexion globale et en supprimant en même temps de manière méthodique tous les dispositifs et actions de prévention et de médiation. », a déclaré en séance Annie Lahmer, regrettant l’imperméabilité de la droite aux arguments contradictoires et aux études sur le sujet et rappelant le rôle essentiel de la présence humaine en matière de sûreté et de tranquillité publique.

« Pour notre groupe, sacrifier l’ensemble des moyens visant à prévenir la violence, notamment par des dispositifs de prévention et de médiation, n’est pas un bon signal lorsque l’on souhaite garantir plus de sûreté au quotidien. Le rôle d’une région planificatrice en la matière devrait faire l’objet d’un réel diagnostic de sécurité, permettant d’établir quelles sont les solutions les plus adaptées à chaque territoire et à chaque situation précise. »

Le groupe Alternative Ecologiste et Sociale a présenté plusieurs amendements visant à :

  • Rétablir des actions de prévention et de lutte contre la violence en milieu scolaire, après la suppression sèche du dispositif « Jeunes violence écoute » par l’exécutif régional
  • Redonner des moyens pour mener une politique régionale de prévention, avec un fonds visant à soutenir les initiatives locales émanant des collectivités volontaires et des associations engagées dans des actions de prévention et de sensibilisation contre toutes les formes de violences et de discriminations ainsi que l’action des médiateurs et médiatrices
  • Mettre en place des modules de formation et de sensibilisation auprès des professionnel-les recueillant les témoignages et les plaintes de victimes de violences pour créer de véritables cellules d’écoute et d’accueil de la parole afin d’assurer un environnement sécurisant pour toutes les victimes, sans a priori.

Sans prendre le temps d’aller dans le fond du débat sur ces questions, l’exécutif s’est contenté de refuser ces amendements en bloc.