Suppression de postes dans 1 lycée francilien sur 2 : la casse du service public continue
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[Communiqué de presse AES]

Après s’être attaquée au personnel du siège régional, c’est aux lycées publics que Valérie Pécresse et son exécutif ont décidé de s’en prendre. De nouveaux modes de répartition du personnel des lycées franciliens sont en discussion avec les syndicats à la Région Île-de-France. Selon les syndicats, les nouvelles règles auraient pour conséquence une réorganisation globale au cours des deux prochaines années, remettant en cause les effectifs actuels de 80% des lycées.

Ainsi selon les nouvelles règles imposées par la droite régionale, les syndicats ont été informés que : 50% des établissements seraient actuellement surdotés, 30% ne disposeraient pas d’assez d’agents régionaux et seuls 20% des lycées seraient correctement dotés.

“C’est un nivellement par le bas. Un lycée sur deux va se voir imputé d’une partie de son personnel, quand il faudrait au contraire le renforcer suite à l’augmentation du nombre d’élèves et à la décision affichée d’améliorer la restauration,” regrette Mounir Satouri.

Alors que le groupe AES avait précédemment dénoncé, aux côtés de lycées grévistes, le manque de personnel à la rentrée 2017, l’unification des barèmes des 3 rectorats sera indubitablement prétexte à tirer vers le bas les effectifs régionaux, sans prendre en compte les spécificités de chaque établissement : qualité de la restauration, vétusté des locaux, dégradations, mixité sociale, etc. et sans tendre vers l’équité entre les établissements.

“La présidente de la Région devance les volontés du gouvernement. Il ne manque à LR que les initiales d’Emmanuel Macron (EM) pour que l’identification ne devienne formelle car dans les actes la politique menée est la même, empreinte d’austérité libérale et de casse des services publics,” ajoute l’élu.

Pour les élu-es du groupe Alternative Écologiste et Sociale, cette réorganisation relève davantage d’une annonce voilée de suppression de postes. Après avoir supprimé 50 postes par an au siège de la région, réduisant ainsi les capacités de l’institution à accompagner les Francilien-nes, elle s’attaque maintenant aux personnels de la région dans les lycées.

Il y a une logique implacable dans la politique conduite par V.Pécresse qui consiste à baisser les moyens dans les lycées publics,” s’insurge Bénédicte Monville. “L’optimisation des ressources humaines au détriment des personnes (agents et élèves) se fait au profit des aides pour les lycées privés qui voient, eux, leurs dotations augmenter tous les ans.