Triangle de Gonesse : Non à l’utilisation de la force contre une mobilisation citoyenne pacifiste
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Depuis que la menace de bétonisation des terres du Triangle de Gonesse est devenue bien réelle, des militant·es occupent la zone pour exprimer leur désaccord avec un projet de gare en plein champ qui amènerait de fait un projet d’urbanisation de l’ensemble des terres agricoles. Valérie Pécresse, en tant que présidente de l’EPFIF, propriétaire des terrains, a engagé des démarches judiciaires pour faire condamner les militant·es et demander une évacuation, par la force, de la zone. C’est le sens de la décision qu’elle a obtenue vendredi du tribunal de Pontoise.

Les élu·es du groupe Alternative Écologiste et Sociale condamnent l’attitude de la Présidente de région, aussi Présidente de l’EPFIF. Fidèle à sa politique des coups de mentons et de brutalisation permanente du débat public et de la société, Valérie Pécresse demande aujourd’hui à utiliser la force contre des militant·es parfaitement pacifiques, alors même qu’elle déclarait en séance du Conseil régional le 4 février, faire elle aussi partie des soutiens du projet Carma, et avoir demandé une étude agronomique des terres avant que l’avenir du Triangle de Gonesse ne soit tranché.

Cette hypocrisie d’une Présidente de région est indigne. Quelques mois après une prétendue “COP régionale”, et alors que la Présidente de région passe son temps à communiquer sur son objectif de ZAN “Zéro Artificialisation Nette”, ce double discours permanent est insupportable.

Une fois encore, la majorité régionale est du côté des Grands Projets Inutiles et Imposés.

Nous rappelons notre soutien sans faille aux militant·es pacifistes pour la défense des terres agricoles de Gonesse, et à leur combat évidemment. Nous apportons notamment toute notre solidarité à Bernard Loup, responsable du Collectif pour le Triangle de Gonesse, injustement condamné pour une action qui ne vise à rien d’autre qu’à protéger des terres agricoles pour lesquelles il se bat depuis des années.

Nous demandons instamment à la Présidente de l’EPFIF de surseoir à toute décision, de ne pas demander l’usage de la force pour évacuer la zone et d’entrer en dialogue avec les militant·es qui défendent une vision durable et écologique d’un territoire crucial pour notre région.

4 réflexions au sujet de “Triangle de Gonesse : Non à l’utilisation de la force contre une mobilisation citoyenne pacifiste

  1. Les bonnes terres de Gonesse sont une réserve alimentaire pour l’ile de France. Nous allons vite manquer de terres cultivables avec la capacité de cultiver en proximité des produits de qualite. Nos réserves alimentaires sont très faibles. Nous sommes dépendants. Par ailleurs le niveau de pollution est très élévé dans cette zone : voitures, camions, avions. Les cultures ont les capacités de transformer le CO2. L’obstination vers un social arraché à la terre devient absurde. Depuis des années les mêmes élus n’ont rien fait pour rendre moins difficiles les déplacements des habitants locaux qui subissent : RER catastrophique, faible densité de bus . Stop au béton qui n’aura rien de social regardons autour ce quil se fait déjà c’est édifiant. Vite une politique agricole de proximité et des emplois sains pour tout le monde..

  2. La population de l’est du val d’oise ne veut pas de gare en plein champ mais des transports du quotidien qui fonctionnent TER D et un tram jusqu’à Villiers le Bel.
    Pourquoi les élus de la Région, du département et de l’aglo n’en font qu’à leur tête ?

  3. Madame Pécresse, comme notre Président, sont les champions du mensonge.
    Il n’y a aucune confiance à faire à leurs discours.
    Il est urgent des les remplacer par des personnes soucieuses du bien commun.
    Courage et détermination.

  4. Le consensus des urbanistes, des écologues, des économistes est à peu près total: les métropoles ont un besoin absolu de terres perméables, de terres nourricières, sans quoi elles tourneront à l’invivable et se videront…
    Comment la Région d’Ile de France peut elle faire encore en 2021 un choix qui a 20 ans de retard en termes économiques, écologiques, urbains?
    Regardez autour de vous et devant vous, madame la Présidente, pas derrière…

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