Un objectif réalisable : 50% de bio dans les cantines franciliennes
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[Communiqué de presse EELV&A]

Lors de la prochaine séance du conseil régional, le groupe écologiste présentera à l’assemblée plénière une délibération visant à atteindre 50 % de bio dans les cantines, à horizon 2025.

Alors que sont publiés de nombreux documents attestant d’un engouement sans précédent des Français-es pour les produits biologiques et de qualité[1], alors que la part du bio a augmenté en un an de 20% dans le panier des consommateurs et que ce secteur présente un potentiel d’emplois important pour la Région Île-de-France, le groupe écologiste considère qu’il est temps pour la Région d’investir de manière conséquente dans ce domaine au sein même des restaurants scolaires des lycées et CFA franciliens et de répondre à la demande de 85% des parents qui souhaitent davantage de bio dans les cantines.

Ce qui motive les parents, c’est l’avenir et la santé de leurs enfants. Proposer 50% de bio dans les cantines, c’est une mesure de bon sens à laquelle la Région doit s’atteler rapidement, avec des objectifs clairs, précis et partagés par l’ensemble des acteurs, ” a décidé Mounir Satouri, président du groupe écologiste à la Région Île-de-France, qui interpelle Mme Pécresse par cette question simple : “Pourquoi nos enfants ne profiteraient-ils pas aussi de cette montée en puissance d’une meilleure qualité dans leurs assiettes ?”.

Nombre d’exemples d’autres collectivités le prouvent : c’est plus que possible et ce sont les premiers 50% qui sont les plus faciles à atteindre, ” a rappelé Bénédicte Monville-de Cecco, membre des commissions Lycées et Agriculture, qui cite en exemples Grenoble (qui après avoir atteint 50% de bio en 2015 se donne pour objectif d’atteindre 100% dès 2020), Saint-Etienne (qui avait atteint 100% de bio en 2014), Paris (qui se donne pour objectif 50% de bio dès 2020) ou encore le département des Pyrénées-Atlantiques (qui dépasse déjà les 30% bio dans l’ensemble de ses collèges).

Pour les écologistes, outre les élèves et leurs parents, c’est toute la communauté éducative qui est en attente de changements profonds pour les cantines scolaires et souhaite que l’image de la cantine pour les jeunes s’améliore. “La cantine aussi est un lieu d’éducation. Bien manger, répartir les types d’aliments, savoir ce qu’on a dans son assiette est très important. Manger une nourriture saine sans pesticides et produits chimiques est fondamental pour notre santé, ” a rappelé l’élue.

Alors que le modèle d’agriculture biologique est en train de subir de profonds bouleversements qui risquent de créer une agriculture bio à deux vitesses[2], les 240 000 repas servis par jour dans les cantines seraient également un magnifique potentiel pour le développement du bio local et pour les emplois de toute la filière dans la région Île-de-France.

Se donner 7 années est largement possible et les acteurs du bio prêts à prendre le pari d’y réussir ou à s’engager nouvellement dans le bio sont nombreux, ” assure Corinne Rufet, ancienne Vice-Présidente à l’environnement et à l’agriculture de la Région Île-de-France. “L’enjeu est également de relocaliser le bio sur notre territoire et d’en faire profiter tous les Francilien-nes”.

La délibération écologiste présentera les modalités d’action, et notamment la mise en cohérence de l’ensemble des acteurs de la filière et des lycées par l’intermédiaire d’un Plan Alimentaire Territorial Francilien.

L’envolée du bio en France ne doit pas être ignorée par notre région. Il est temps d’associer tous les acteurs franciliens pour les inclure dans un projet alimentaire réaliste, ambitieux et enthousiasmant, ” demande l’élue.

Après avoir dénoncé les orientations erronées de Mme Pécresse en faveur d’un bio favorisant les gros industriels et les baisses de subventions du bio dans les cantines franciliennes[3], les écologistes remettent le pied à l’étrier avec cette délibération volontariste.

 

Verdict dans les urnes régionales, le 10 mars 2017…

 

 

[1] cf. article du monde du 21 février 2017 : http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/02/21/l-irresistible-expansion-de-l-agriculture-biologique_5082848_3234.html ou encore le dossier de presse de l’Agence bio paru le même jour : http://www.agencebio.org/sites/default/files/upload/AgoraBIO/dp_bio_barometre_val.pdf

 

[2] http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/01/18/vers-une-agriculture-bio-a-deux-vitesses_5064854_3244.html

 

[3] https://elus-idf.eelv.fr/cantines-des-lycees-nos-enfants-nous-accuseront/